La France doit rattraper son retard dans la connaissance des adolescents LGBTI, pour mieux prendre en charge leur santé, plus fragile que celle des jeunes hétéros. Les premiers résultats d’une recherche nationale nous éclairent sur la spécificité des écueils qu’ils rencontrent.
La santé des mineurs LGBTI scolarisés apparaît bien tardivement dans le champ de la recherche académique française, sous l’impulsion d’études qualitatives et, plus rarement, quantitatives alors que des études similaires sont développées depuis longtemps en Suisse ou au Québec, par exemple. Pour mieux connaître cette population, notre équipe de recherche a déployé en 2017 une enquête par questionnaire auprès de 1147 collégiens et lycéens LGBTI et par entretiens avec 20 d’entre eux.
