Le 8 mai 2018, Le premier ministre et la secrétaire d’Etat aux droits des femmes ont émis le
souhait qu’il y ait, dans tous les établissements scolaires, des référent.e.s égalités fillesgarçons. Au-delà de la présence, par académie, de chargé.e.s de mission sur cette thématique, c’est le périmètre de cette volonté politique qui interroge. Entre autre question, vient celle des élèves LGBTIQ -Lesbiennes, gays, bissexuel.le.s, trans, intersexes, queers- que l’institution a décidément beaucoup de mal à intégrer. Déjà, en juin 2013, le rapport de Michel Teychenné intitulé « Discriminations lgbt-phobes à l’école état des lieux et recommandations » insisitait sur la nécessité de prendre en considération les questions de
décrochage scolaire des minorités de genre et de sexualité, ainsi que leur santé globale dans le milieu scolaire. Depuis, rien, ou presque. Une campagne contre l’homophobie sous-utilisée, des chapitres bien souvent maladroits sur le genre en filière de Sciences et Vie de la Terre et des ABCD de l’égalité dont on se souviendra du sort. Ne restent que des initiatives locales et un plan d’actions contre le harcèlement scolaire qui cite très marginalement les questions
LGBTIQ. Pourtant, l’actualité de la recherche montre l’urgence qu’il y a à prendre en compte ces parcours. Dans ce contexte de timide lutte contre les discriminations à l’encontre des minorités de genre et de sexualité, revenons sur un panorama des expériences discriminatoires et de harcèlements scolaires subis par les élèves LGBTIQ.
