La lutte contre les discriminations connaît des mises en pratiques protéiformes : actions associatives, appels à projets nationaux déclinés localement, soutien des municipalités, de la région ou du département. La mise en cohérence de ces projets interroge la façon dont le principe de non-discrimination s’applique dans les actions locales.

Ainsi dit, peut-être faut-il d’emblée définir la non-discrimination non seulement comme un principe de droit mais plus généralement comme des dispositifs visant à empêcher l’éclosion, le maintien ou l’augmentation des pratiques et des représentations discriminantes. Cette définition complexe des discriminations, entre droit, psychologie et sociologie, implique de prendre en considération le « sentiment de discrimination », c’est-à-dire sa potentialité, la menace qui plane sur les personnes discriminables, les préjugés et les stéréotypes qui les environnent, soit le climat discriminatoire.